Les dégâts du temps… et des ouragans

Créé par le 25 avr 2010 | Dans : New Orleans

Nous ne nous sommes pas rendus dans les quartiers modernes ravagés pas cette chère Katrina. Mais nous avons tout de même pu constater de la rigueur de la nature dans cette partie de la Louisiane. C’est qu’elle n’est pas tendre avec les habitants de la Nouvelle Orléans. Elle ne leur donne pas le droit à l’erreur. Construire au mauvais endroit peut s’avérer catastrophique si, par malheur, un barrage ne tient plus. La vieille a été relativement épargnée par ce genre d’inondations. C’est que son emplacement avait été bien choisi. Tout simplement un peu en hauteur. Pas dans une zone où le Mississippi déverse son trop plein. Malgré cela, le temps, les vents et les pluies ne rendent pas la vie faciles aux bâtiments néo-orléanais. Nous avons croisé des maisons… comment dire… en mauvais état. Lorsqu’une bâtisse n’est plus entretenue, elle est petit à petit recouverte d’un véritable forêt ! Ses murs deviennent verts. Des arbres poussent sur son toit. Beau mélange de tôle et de végétation !

NO vétuste

Même si certaines maisons, certaines rues étaient véritablement riches, la Nouvelle Orléans donne globalement une impression de délabrement. Les vieux quartiers sont réellement vieux. Vétustes. Les routes sont dans un état déplorables. Beaucoup de maisons mériteraient un rafraîchissement. Et puis les plantes. Ce sont peut être elles qui donnent ce sentiment de civilisation vieillie. C’est peut être l’absence de vert et de naturel qui rend une ville « moderne », « propre ». La Nouvelle Orléans n’est pas aseptisée. Loin de là ! L’atmosphère est moite. Les plantes envahissent tout ce qu’elles peuvent envahir. Il y a pas mal de cadavres de maisons. Cela vaut pour les vieux quartiers. Quand au quartier français, il n’a rien à voir avec les grandes rues larges et aérées de Chicago ! On sent que cette ville a vécu. Et ce n’est pas plus mal !

Astérix à la Nouvelle Orléans

Créé par le 24 avr 2010 | Dans : Asterix en voyage, New Orleans

Astérix a beaucoup aimé la Nouvelle Orléans. Et surtout ses arbres. Il se disait qu’Idéfix aurait bien aimé vivre ici, avec ces gens qui ne coupent pas leurs chênes. Enfin… leurs arbres sub-tropicaux.

Astérix à NO

L’art du palace néo-orléanais

Créé par le 24 avr 2010 | Dans : New Orleans

Nous nous sommes longuement promenés dans les vieux quartiers résidentiels de la Nouvelle Orléans. Et ça en valait la peine. À la différence de toutes les autres villes américaines que j’ai pu visiter, New Orleans regorge de palaces. Et quand je dis palace, je parle bien de palace. Immenses. Avec des colonnades. Des jardins entretenus au millimètre. Des façades très, très grandes. Des arbres centenaires. Bref. De jolies maisons. Et pas en petit nombre. Il y en avait des blocs et des blocs.

Le palace néo orléanais

Certaines, moins bien conservées que les autres, faisaient peine à voir. D’aussi beaux bâtiment ! À l’abandon ! Mais que fait le gouvernement. Pardon… Mais que font les investisseurs ? Ce fût en tout cas une belle surprise. On ne peut plus dire que tous les quartiers résidentiels américains sont monotones et sans grand intérêt. Celui-ci avait un vrai cachet. Il sentait le Sud. La végétation était partout… et plutôt dense. Les arbres, immenses, traversaient la rue de leurs ramures et joignait les arbres de l’autre côté. En créant un toit vert. De leurs branches pendaient d’autres plantes. Pourquoi pousser au sol, si on peut profiter d’un si agréable promontoire ? Parasites ! L’arbre est d’ailleurs une constante en Louisiane. Il est toujours présent. Et majestueux. Mais en ville, l’impression était tout de même saisissante. Surtout mêlé au luxe des villas. Ces géants soulevaient le bitume des rues. Leurs racines poussaient même… au dessus du trottoir ! Elles créaient tout simplement un nouveau sol sur le sol. Elles s’étaient parfois développées au point que nous étions obligés de marcher dessus pour continuer notre chemin. Il n’y avait tout simplement plus de trottoir. Enfin si. Il était là. Mais recouvert de bien 20 centimètres de bois !

Jazz : Chicago 0 — New Orleans 1

Créé par le 24 avr 2010 | Dans : New Orleans

Le Jazz de la Nouvelle Orléans est de loin plus agréable que celui de Chicago. Tout dépend de ce que l’on cherche, bien sûr. Mais tout de même. Le Jazz de Chicago est généralement triste, lent, sombre. Bref, c’est du Blues. En comparaison, le Jazz de la Nouvelle Orléans est une fête. C’est une musique qui se joue avec le sourire. Et pas avec des têtes qui transpirent la souffrance et la douleur. Cette musique donne envie de se lever, de danser. Elle se joue dans la rue. En fanfare. Même les musiciens ne sont pas les mêmes. Les concerts chicagoans, pour ceux que j’ai vus en tout cas, se concentrent sur un musicien vedette. Les autres sont là pour l’accompagner. Alors qu’à New Orleans, chacun des participants a sont petit moment de gloire. Ils jouent ensemble, puis il y a un moment pour chaque musicien. Et les autres le mettent en valeur en l’accompagnant. Bien sûr, il y en aura toujours un plus connu ou côté que les autres. Mais cela ne l’empêchera pas d’accompagner un débutant pour son impro.

Jazz New Orleans

Durant notre voyage, le Jazz était partout. Impossible de venir là sans l’entendre. Il est dans tous les restaurants, tous les bars. Il fait partie de la Nouvelle Orléans. Il est né là. Certes, il est parti vers le nord. À Chicago par exemple. Mais il reste bien dynamique dans son lieu de naissance. Même sans être un spécialiste, on peut voir qu’il y a du talent et du nouveau. On a vu (entendu) des choses plutôt extraordinaires. Entre un bassiste en transe, un pianiste fou et un trompettiste à la voix… très particulière, nous avons bien pu constaté l’excentricité du Jazz du coin. Pour n’en citer qu’un exemple, la technique de la trompette – noix de coco nous a assez impressionné !

Une ville plus royaliste que le Roi

Créé par le 01 fév 2010 | Dans : New Orleans

Un détail est assez marquant à New Orleans. Il s’agit de leur symbole : la fleur de lys. Elle est partout. Le problème ne se pose qu’aux français, habitués à associer cette image à une certaine famille royale. On se croirait presque dans un paradis pour royalistes ! Le drapeau de la ville comporte trois de ces fleurs, et l’équipe locale de Football (la version américaine bien sûr) en a fait son emblème. Avec, en plus, l’arrivée d’un match décisif pour les Saints de la Nouvelles Orleans, les fleurs de lys ont éclos de tous les côtés.

Fleur de lys

Mais ils ne se limitent pas à cela ! Pour aller encore plus dans le côté « France de l’Ancien Régime, une magnifique statue a été installée dans un emplacement clé du centre ville. On y voit un français, grand et fier. Le fondateur de la ville, Monsieur de Bienville. Derrière lui, le prêtre. Le gentil bonhomme qui vient sauver les indiens de l’enfer (au moins ceux qu’il reste). Et au pieds de tout ce beau monde, l’indien en question. Celui qui habitait là. Assis. La tête basse. Je me demande encore pourquoi une sculpture aussi explicitement politiquement incorrecte a été érigée à cet endroit.

Monsieur de Bienville et les indiens

Mais le meilleur du meilleur, la crème de la crème, la cerise sur le gâteau, reste quand même Jeanne d’Arc. Elle trône, grande, dorée, au milieu du quartier historique. Sous tous les drapeaux. Elle est sur son cheval. Symbole flamboyant de… de quoi au fait ? D’une France triomphante ? On est aux États-Unis tout de même. D’une volonté de ce souvenir de ce personnage historique majeur ? En même temps, elle n’intervient pas trop dans l’histoire des Amériques. Ou alors symbole de la religion catholique. Elle est quand même la sainte patronne de France. Et comme les catholiques de la région ont pour beaucoup des origines françaises… mais il faut aussi voir que les catholiques sont moins nombreux que les témoins de Jéhovah dans ce pays. À moins que ce ne soit un symbole de patriotisme. De lutte contre un oppresseur. Bouter les anglais hors de Fr… des États-Unis ! C’est un argument qui se tient. Ça doit sûrement être la raison de la présence de cette magnifique Jeanne d’Arc à la Nouvelle Orléans. Et il faut voir le bon côté de la chose. Le Pen peut venir créer une antenne de son merveilleux parti ici, au pays des Louis, Rois de France : la Louisiane. Tous les membres pourront se rassembler devant Sainte Jeanne, pour ne pas changer les bonnes vieilles habitudes !

Jeanne d'Arc à NO

La Nouvelle Orléans, une ville française ?

Créé par le 01 fév 2010 | Dans : New Orleans

Quel est le rapport entre New Orleans et la France ? Pour commencer, le nom. La Nouvelle Orléans faisait référence au duc d’Orléans de l’époque. Hommage vite oublié. Je ne suis pas sûr que les habitants de la ville savent où la ville d’Orléans, l’originale, se situe. Mais ils ne veulent pas oublier leur héritage français. Le « Vieux Carré », aussi appelé « French Quarter » est protégé. Les maisons ne doivent pas être modifiées. Les rues ont quasiment toutes gardé leur nom d’origine. On se retrouve donc à marcher sur la « Rue de Bourbon », « Rue de Toulouse » et autres « Rue de Bourgogne » ou « de Chartres ». Les restaurants sont fiers d’arborer des noms français, et ils utilisent même la langue de Molière dans leurs menus. Pour les États-Unis, tout cela semble presque exotique !

Rue de Bourbon

Mais bon. Il ne faut pas non plus se leurrer. L’épisode français de la ville est bien loin. Un épisode espagnol a suivi. Puis de longues décennies américaines. La ville a brûlé plusieurs fois. Les maisons ont été reconstruites. Même l’église a été « intégralement rénovée ». Et le français fait office de langue culturelle. Exception linguistique dans ce paysage anglophone et hispanophone. Du coup, ils ont tout réécrit en français sur les fresques de l’église. Ils font attention à ne pas changer le nom des rues. Ils vont même jusqu’à mettre des drapeaux français un peu partout.

Et peut être que, au final, la ville a gardé un certain caché dont nous avons le secret (grâce à nos ancêtres les gaulois, cela va de soi). Un mélange d’ordre, de symétrie, d’organisation… mêlé à une belle pagaille ambiante. Des rues pavées, en angles droits, avec des trottoirs couverts par des balcons… et pourtant une impression d’anarchie et de mouvement. Tout cela est difficilement descriptible. Peut être que les photos seront plus efficaces que les mots.

Cathédrale Saint Louis

L’atypique New Orleans

Créé par le 01 fév 2010 | Dans : New Orleans

La Nouvelle Orléans est une ville qui fait plaisir. Dès notre arrivée, nous avons traversé en voiture le « Vieux Carré », c’est-à-dire le quartier historique. Toutes les rues y ont des noms français. Les façades sont atypiques pour une ville américaine. Les maisons sont serrées les unes à côté des autres. Le fer forgé est omniprésent. Tous les premiers étages sont pourvus de balcons. Et surtout, la ville semble vivre. Il y a des gens dans les rues, les restaurants sont ouverts sur l’extérieur, les couleurs sont vives. Quel contraste avec Chicago ! En déambulant dans les petites ruelles à angles droits, on se croirait dans Amok, de Stefan Zweig. Ambiance coloniale, festive, portuaire. Et pourtant, on est bien loin de Batavia

Vieux Carré

Ici tout est vieux, tout est délabré. Certaines bâtisses tombent en ruine. Et pourtant le quartier est vivant. Il grouille, il bouge. On y croise de véritables phénomènes de foire. Les odeurs sont atypiques. Les concerts de jazz sont omniprésents. Bref, New Orleans donne l’impression d’être une ville un peu décalée. Hors du temps. Hors des États-Unis. Une ville ou il fait chaud. Où les gens déambulent (le concept de déambulation n’est pas très connu à Chicago). Où l’on oublie ses problèmes et se laisse porter par l’ambiance. J’espère que j’arriverai à retranscrire cette impression dans les articles qui suivent !

On the Interstate 55

Créé par le 01 fév 2010 | Dans : 50 États, New Orleans

Nous voilà partis, un suisse et quatre français, sur l’Interstate 55. On peut affirmer tout à fait trivialement que 55 est un nombre impair. Ceci veut donc dire que cette route est orientée selon l’axe Nord-Sud. Elle part de Chicago (c’est pratique), et elle se termine sur les bords du Golfe du Mexique, à la Nouvelle-Orléans. 1 500 kilomètres. Deux traversées du Mississippi. Six États différents. Environ 16 heures de route.

I 55

Nous sommes partis tard, après une journée de cours, un Jeudi. La route qui nous attendait était longue, nous le savions. Nous avions tout prévu : nourriture, conducteurs (au nombre de deux), livres, sujets des problem sets à rendre au retour, chocolat et vêtements chauds. Nous quittons l’International House, puis le campus, et enfin Chicago. En route pour New Orleans, Louisiana !

On pourrait croire que ce voyage était prévu de longue date et que tout était parfaitement organisé. Et pourtant. Il n’en fut rien. Le départ s’était décidé deux jours avant, sur un « et pourquoi pas ce week end ». C’est vrai ça. Pourquoi pas ? Rien ne sert de repousser ce que l’on peut faire tout de suite. Et au final, tout fut parfait.

Présentons tout d’abord l’équipe de choc.

Par ordre totalement arbitraire, nous avons : Adrien, ou Hadrien, le suisse français… euh… pardon ! Suisse francophone. Ensuite vient Basile, ou Baptiste-Brazil, informaticien de Paris 6. Fiona, ou Fio (à prononcer Fio, parce que Fío est quelqu’un d’autre), science-potiste de son métier. Julia, russophile sinisante anglophone hispanique et bretonne. Et pour finir, moi.

Le tableau serait incomplet sans d’autres protagonistes de ce voyage. Tout d’abord Cunégonde. Fidèle voiture, immatriculée Missouri. Elle a survécu à toutes nous aventures. Son nom venant du germanique « celle qui ne craint rien », elle nous a emmené à l’autre bout des États-Unis sans anicroche. Ensuite viennent les concombres et les bananes. Avec 1,5 végétariens à bord, c’était quasiment la seule nourriture tolérée

Tout se petit peuple a traversé bien des miles, des ponts, des villes, des plaines interminables, des forêts. Une nuit à Memphis, Tennessee. Un petit déjeuner de waffles à Jackson, Mississippi. Un plein d’essence dans l’Arkansas. Un dans le Missouri. Et beaucoup d’autres partout ailleurs. Quelques tours dans Urbana-Champaign, Illinois (oui, nous étions perdus…). Et finalement, après un réchauffement plus que significatif de l’air extérieur et une disparition progressive de la neige au sol, nous découvrons un environnement beaucoup plus accueillant. La Louisiane et son climat subtropical. Il fait beau. Il fait chaud. Le weekend à New Orleans s’annonce bien !

Indiana. The Hoosier State

Créé par le 19 déc 2009 | Dans : 50 États

Je n’ai pas vu grand chose de l’Indiana. J’y ai passé un après-midi. Mais ça m’a suffi. Troisième état des États-Unis que je visite, rien ne m’a donné envie d’y rester plus longtemps.

Indiana

Et puis « hoosier, selon notre ami Wikipedia, signifie « cul-terreux » pour les américains du Sud Est. Cela veut-il dire ce que ça veut dire ? Voilà finalement l’image que je garde de cet état :

Dead End

Lighthouse Place Premium Outlets, ou comment aller faire ses courses au bout du monde

Créé par le 19 déc 2009 | Dans : Ma vie

Lighthouse Place Premium Outlets est un super centre commercial. Non pas grâce aux boutiques qui le composent (même s’il y a un grand choix de vêtements à des prix défiants toute concurrence). Non plus grâce à l’ambiance de Noël qui y règne pendant tout le mois de Décembre (et pourtant les musiques et les décorations de circonstance ne manquent pas). Les vrais raisons sont au nombre de deux.

Tout d’abord sa position géographique. Cet outlet se trouve dans l’Indiana. Juste à côté du lac Michigan, donc à l’extrême sud de ce dernier. On s’y rend en Metra. Le Metra, étant un super RER, peut nous emmener de Chicago aux états voisins. Il y a moins d’une heure de trajet. Mais contrairement au RER, qui bénéficie toujours d’une vraie ligne de chemin de fer, le Metra doit parfois se contenter d’une voie à peine acceptable pour un tramway. C’est assez surprenant de se rendre compte que le train roule… au milieu d’une rue. On le remarque facilement. Quand on se met à frôler les voitures garées devant les maisons, on se dit qu’il y a un problème. Mais ne nous inquiétons pas, le train klaxonne pour prévenir les voitures. Ce serait dommage de devoir les écraser. Le plus bizarre est quand même de voir arriver le train du retour en plein milieu de la rue, la nuit. Les voitures se rangent sur le côté et il s’avance, râlant et fumant. C’était presque surnaturel comme apparition.

Le Metra dans la rue

Le second argument de choc qui fait de ce centre commercial un lieu intéressant est son environnement. Environnement au sens de ce qui l’entoure. Il n’est même pas dans une ville. Plutôt dans un village. Mais un village dangereux. Il paraît qu’il est risqué de s’y promener. C’est ce que nous a dit une dame. Ça devait être vrai, ou alors elle n’aurait pas arrêté sa voiture au milieu de la rue pour nous le dire. Ensuite, quand on s’approche des boutiques, on ne voit qu’une chose. Qui est comme par hasard la seule chose que l’on ne voit pas sur la brochure. La centrale nucléaire. Celle qui est à 200 mètres des magasins. C’est assez surprenant au début… mais on s’y fait. En même temps, comme tous les bâtiments sont plats, on ne voit que ça. Et si on s’éloigne un peu, on tombe directement dans une vieille zone industrielle. Out of business. Depuis longtemps.

Nuclear sunset

Il y a deux morales à cette histoire. Quand on se gare, toujours penser à fermer ses rétroviseurs (pour éviter qu’ils ne se fassent arracher par un train). Et l’énergie nucléaire, c’est tout beau tout propre (regardez ce merveilleux couché de soleil !)

12345

VOYAGES EN LOIRE - 1000 km ... |
Et si on allait vivre à Bue... |
THAILANDE * Lisa &a... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les Gîtes de la Roche de la...
| Blog essai
| Impressions d'Asie